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Espace perso de richard

allez allez faut y croire !!!!!

richard theodore

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August 31

mylene

Réveiller le monde

Fragile abîme
Pâle horizon
Son être se fige
C’est l’abandon
Les eaux qui souffrent en nous
Sont dérisions
Devant le souffle démon
De la soumission

Mettre en danger
Tous nos secrets
Ouvrir les portes
Diminuer l’obscurité
Si ce n’est vain
Pourquoi demain

Réveiller le monde
Rêver d’un autre « été »
Être doit répondre
Réveiller l’humanité
Révolus les mondes
Sans une révolution
J’appelle au grand nombre
Le droit d’aimer

C’est le tumulte, je peine
Je n’y vois plus
Que des anges aux pieds
Qui saignent
Aux cœurs cousus

Je suis un nom
Sommes légion…
Et de lumière
Sur les pavés
Coule le ré
De rébellion
De nos prières

est dans l air

C’est dans l’air

Vanité… c’est laid
Trahison… c’est laid
Lâcheté… c’est laid
Délation… c’est laid

La cruauté… c’est laid
La calomnie… c’est laid
L’âpreté… c’est laid
L’infamie… c’est laid

Les cabossés vous dérangent
Tous les fêlés sont des anges
Les opprimés vous démangent
Les mal-aimés, qui les venge ?

Les calamités dérangent
Les chaotiques sont des anges
Pas comme les autres, démangent
Les bons apôtres je les mange  

C’est dans l’air
C’est dans l’air
C’est dans l’air, c’est nécessaire
Prendre l’air
Respirer
Parfois piquer la poupée

C’est dans l’air
C’est dans l’air
C’est dans l’air, c’est millénaire
S’ennivrer
Coïter
Quid de nos amours passés

C’est dans l’air
C’est dans l’air
C’est dans l’air, c’est salutaire
Sauf qui peut
Sauve c’est mieux !
Sauf qu’ici, loin sont les cieux

C’est dans l’air
C’est dans l’air
C’est dans l’air, c’est nucléaire
On s’en fout
On est tout
On finira au fond du trou

Et… moi je chante
Moi je…m’invente une vie.

La fatuité… c’est laid
La tyrannie… c’est laid
La félonie… c’est laid
Mais la vie c’est ça aussi.

Tous les rebuts vous dérangent
Pourtant les fous sont des anges
Les incompris vous démangent
Que faire des ruses… Que fait le vent ?
Si j’avais au moins...

Qui n’a connu
Douleur immense
N’aura qu’un aperçu
Du temps
L’aiguille lente
Qu’il neige ou vente
L’omniprésente
Souligne ton absence
Partout

Qui n’a connu
L’instable règne
Qui n’a perdu
Ne sait la peine
Plus de réserve, du tout
Ni dieu, ni haine, s’en fout
Plus de superbe, j’ai tout
D’une peine…
Un enténèbrement

Tous mes démons
Les plus hostiles
Brisent des voix
Les plus fragiles
De tous mes anges
Les plus devoués
Et moi l’étrange paumée
Fiancée à l’enténèbrement…

[i]Si j’avais au moins
Revu ton visage
Entrevu au loin
Le moindre nuage
Mais c’est à ceux
Qui se lèvent
Qu’on somme « d’espoir »
Dont on dit qu’ils saignent
Sans un aurevoir, de croire
Et moi pourquoi j’existe
Quand l’autre dit je meurs
Pourquoi plus rien n’agite
Ton cœur …

May 14

la trilogie millenium

Dans le premier tome, il consacre grosso modo les 300 premières pages du roman à la présentation des personnages, dans un foisonnement de détails qui ne semblent pas avoir la moindre importance. Pourtant, et c'est là le tour de force, jamais le lecteur ne s'ennuie. La pagination démentielle de la trilogie (575, 650 et 710 pages), que l'on pourrait mettre en perspective avec certaines séries télé américaines actuelles, parfaitement bâties et haletantes de bout en bout, qui surclassent le cinéma, se dévore avidement.
May 04

L HOMME QUI VOULAIT ETRE HEUREUX

Imaginez....
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où.....
 
Son diagnostic est formel : vous étes en bonne santé, mais vous n'étes pas....heureux......
 
 
Les expèriences dans lesquelles il vous conduit vont boulerverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rèves
 
 
Avec ce parcours, c'est tout un monde de possibilités nouvelles qui s'ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l'on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d'être vraiment heureux.
 
De : Laurent Gounelle Edition Anne Carrière
April 27

coup de coeur

LETTRE A UN JEUNE POÈTE

Par Michel Bellin, lundi 19 février 2007 à 09:58 :: General :: #62 :: rss

C’est la lettre de Rainer Maria RILKE du 23 décembre 1903. Il y est question d’enfance, d’attente, d’ouverture à cet Inédit qu’on n’accueille que dans le silence d’une solitude choisie.
En ce temps où tout bouillonne en moi après la rédaction tumultueuse et torrentueuse de mon dernier ouvrage, comment ne pas vibrer au conseil du Sage : « Qu’il s’agisse du souvenir de votre propre enfance ou du besoin passionné de votre accomplissement, concentrez-vous sur tout ce qui se lève en vous, faites-le passer avant tout ce que vous observez au-dehors. Vos événement intérieurs méritent tout votre amour. Vous devez pour ainsi dire y travailler, sans perdre trop de temps ni trop de force à éclaircir vos rapports avec les autres. (…) Soyez patient et de bonne volonté. Le moins que nous puissions faire, c’est de ne pas plus Lui résister que ne résiste la Terre au Printemps, quand il vient.
»

Rome, le 23 décembre 1903
Mon cher Monsieur Kappus,

Mon salut ne doit pas vous manquer pour le temps de Noël, quand, au milieu de la fête, vous porterez votre solitude plus durement qu’en un autre temps. Si vous sentez qu’alors votre solitude est grande, réjouissez-vous en. Dites-vous bien : que serait une solitude qui ne serait pas une grande solitude ? La solitude est une : elle est par essence grande et lourde à porter. Presque tous connaissent des heures qu’ils échangeraient volontiers contre un commerce quelconque, si banal et si médiocre fût-il, contre l’apparence du moindre accord avec le premier venu, même le plus indigne… Mais peut-être ces heures sont-elles précisément celles où la solitude grandit et sa croissance est douloureuse comme la croissance des enfants, et triste comme l’avant printemps. Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer durant des heures personne, c’est à cela qu’il faut parvenir. Etre seul comme l’enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l’enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s’en affairent et que l’enfant ne comprend rien à ce qu’elles font.
Le jour où l’on voit que leurs soucis sont misérables, leurs métiers refroidis et sans rapports avec la vie, comment alors ne pas continuer de les regarder, ainsi que fait l’enfant, comme chose étrangère, du fond de son propre monde, de sa grande solitude qui est elle-même travail, rang et métier ? Pourquoi ne pas vouloir échanger le sage ne-pas-comprendre de l’enfant contre lutte et mépris, puisque ne pas comprendre c’est accepter d’être seul, et que lutte et mépris ce sont des façons de prendre part aux choses mêmes que l’on veut ignorer ?
Appliquez, cher Monsieur, vos pensées au monde que vous portez en vous-même, appelez ces pensées comme vous voudrez. Mais qu’il s’agisse du souvenir de votre propre enfance ou du besoin passionné de votre accomplissement, concentrez-vous sur tout ce qui se lève en vous, faites-le passer avant tout ce que vous observez au-dehors. Vos événement intérieurs méritent tout votre amour. Vous devez pour ainsi dire y travailler, sans perdre trop de temps ni trop de force à éclaircir vos rapports avec les autres. Je sais, votre métier est dur et vous heurte. J’avais prévu vos plaintes ; elles devaient venir. Maintenant qu’elles sont venues, je ne peux pas les calmer. Tout ce que je peux, c’est vous conseiller de vous demander à vous-même si tous les métiers ne sont pas ainsi, pleins d’exigences, hostiles à la personne, comme imbibés de la haine de ceux qui se sont trouvés sans argument et maussades en face du devoir tout nu.
La condition dont vous devez actuellement vous accommoder n’est pas plus lourdement chargée de conventions, de préjugés et d’erreurs que n’importe quelle autre condition. S’il en est qui donnent l’apparence de mieux sauvegarder la liberté, aucune n’a les dimensions qu’il faut aux grandes choses dont est faite la vraie vie. Mais l’homme de solitude est lui-même une chose soumise aux lois profondes de la vie. Et quand l’un de ces hommes s’en va dans le jour qui se lève ou qu’il dresse son regard à la nuit tombante, cette heure pleine d’accomplissements, s’il sent ce qui s’y accomplit, alors il dépouille toute condition, comme un homme qui meurt, bien qu’il entre alors, lui, dans la vie véritable. Quant à vos traverses d’officier, cher Monsieur Kappus, vous en auriez connu de pareilles dans toute autre profession. Et même si, loin de tout métier, vous aviez cherché à créer entre vous et la société des rapports souples et libres, ce sentiment d’oppression ne vous aurait pas été épargné. Il en va partout ainsi, mais ce n’est pas une raison d’être inquiet ou triste. S’il n’est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d’être près des choses : elles ne vous abandonneront pas. Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et dans celui des bêtes, tout est plein d’événements auxquels vous pouvez prendre part. Les enfants sont toujours comme l’enfant que vous fûtes : tristes et heureux ; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets. Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien. Si vous éprouvez angoisses et tourments en évoquant votre enfance dans tout ce qu’elle a de simple et de secret, parce que vous ne pouvez plus croire en Dieu qui s’y trouve à chaque pas, alors demandez-vous, cher monsieur Kappus, si vous avez vraiment perdu Dieu. N’est-ce pas plutôt que vous ne l’avez jamais possédé ? Croyez-vous que l’enfant puisse le tenir dans ses bras, Lui que l’homme fait porte avec tant de peine et dont le poids écrase le vieillard ? Croyez-vous que celui qui le possède pourrait le perdre comme on perd un caillou ? Ne pensez-vous pas plutôt que celui qui possède Dieu ne risque que d’être perdu par Lui ? – Mais si vous reconnaissez que Dieu n’était pas dans votre enfance, et même qu’il n’était pas avant vous, si vous pressentez que le Christ a été dupe de son amour, comme Mahomet le fut de son orgueil, si vous éprouvez avec effroi le sentiment, à l’heure même où nous parlons de Lui, que Dieu n’est pas, comment donc vous manquerait-il, ainsi que vous manquerait un passé, puisqu’il n’a jamais été, et pourquoi le chercher comme si vous l’aviez perdu ?
Pourquoi ne pas penser qu’il est celui qui viendra, qui de toute éternité doit venir, qu’il est le futur, le fruit accompli d’un arbre dont nous sommes les feuilles ? Quoi donc vous empêche de projeter sa venue dans le devenir et de vivre votre vie comme un des jours douloureux et beaux d’une sublime grossesse ? Ne voyez-vous donc pas que tout ce qui arrive est toujours un commencement ? Ne pourrait-il pas être Son commencement à Lui ? Il est tant de beauté dans tout ce qui commence. Etant lui-même le parfait, ne doit-il pas être précédé de moindres accomplissements, afin qu’il puisse tirer sa substance de la plénitude et de l’abondance ? Ne faut-il pas qu’il vienne après tout, pour tout contenir ? Quel sens aurait notre poursuite si celui que nous cherchons appartenait déjà au passé ? A la façon des abeilles, nous le construisons avec le plus doux de chaque chose. Le plus petit, le moins apparent, venant de l’amour, nous est matière pour l’ébaucher. Nous le commençons dans le travail, dans ce repos qui suit, dans ce silence, dans ce court élan de joie intérieure. Nous le commençons dans tout ce que nous faisons seul, sans l’assistance, sans l’adhésion des autres. Nous ne le connaîtrons pas dans notre existence, pas plus que nos ancêtres n’ont pu nous connaître dans la leur. Et pourtant ces êtres du passé vivent en nous, au fond de nos penchants, dans le battement de notre sang : ils pèsent sur notre destin ; ils sont ce geste qui ainsi remonte de la profondeur du temps. Quoi donc pourrait nous priver de l’espoir d’être un jour en Lui, par-delà toute limite ?
Fêtez Noël, cher Monsieur Kappus, dans ce pieux sentiment. Pour commencer en vous, n’aurait-il pas besoin de votre angoisse devant la vie ? Ces jours de traverse sont peut-être le temps où tout en vous travaille pour Lui. Déjà, enfant, vous avez travaillé pour Lui, haletant. Soyez patient et de bonne volonté. Le moins que nous puissions faire, c’est de ne pas plus Lui résister que ne résiste la terre au printemps, quand il vient.

Soyez joyeux et plein de confiance.


Vôtre
RAINER MARIA RILKE

Rilke, Lettres à un jeune poète, Grasset,1996

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